lundi 3 novembre 2014

Les mages de Westil, d'Orson Scott Card tome 1 et 2

Et si les dieux mythiques vivaient parmi nous ? Et s'étaient regroupés en famille renfermées sur elles-mêmes et haïssant ces humains trop stupides pour s'apercevoir de ceux qui vivent à côté d'eux ? Et si leur source de pouvoir leur avait été coupé depuis tellement longtemps que ces familles ne sont plus que l'ombre de ce qu'elles fût jadis ?

Et si Danny North avait le pouvoir de leur rendre ? 

Voilà donc une série qui revisite le thème des dieux vivants parmi nous. Sauf que là, ça leur fait pas du tout plaisir d'être coincés sur Terre avec nous et que, sous peine de déclencher une guerre entre les familles, ils ne peuvent pas laisser vivre celui qui pourrait restaurer leur puissance.

Du coup, Danny North, malin comme Hermès et rusé comme Loki, doit échapper à sa famille, sous peine d'être exécuter sans sommations. La vie n'est pas simple pour tout le monde.

On s'attache assez vite à ce personnage et on revisite avec plaisir le thème de la quête identitaire dans le premier tome.

Mais ça n'est pas le seul héros de l'histoire et le premier tome ne fait qu'ébaucher le véritable coeur de l'intrigue. Il n'est abordé que dans le tome suivant où l'on plonge vraiment dedans et que le deuxième personnage principal devient aussi important que Danny North.

Le reste des personnages, bien que sympathiques et bien construits, ne prend pas autant d'ampleur que nos deux héros car ne participent pas activement à ce fameux fil rouge.

Au niveau de la construction de l'histoire, le récit est maîtrisé et bien ficelé même si on retrouve dans le premier tome le classique schéma du récit à deux voix qui se recoupent à la fin du livre. L'idée n'est pas nouvelle mais c'est fait avec suffisamment de talent pour que l'histoire nous réserve des surprises et pour qu'on ne puisse pas tout deviner.

En fait, je ne relève qu'un seul vrai bémol dans ce début de saga : les explications du fonctionnement de la magie. C'est très conceptuel et parfois difficile à imaginer voire à concevoir. Du coup, elles m'ont vraiment perdues à certains moments. Bien qu'elles participent à la richesse de l'univers et du récit, je ne suis pas sûre que développer autant dessus permet de les crédibiliser ou de faire adhérer le lecteur à l'univers.

A part ça, c'est bien écrit, bien pensé, riche et réserve de belles surprises. De la bonne fantasy, quoi !

mardi 21 octobre 2014

La saga du pensionnat de Mlle Géraldine, de Gail Carriger

Hello ? Est-ce qu'il y a quelqu'un  ? Vous êtes encore là ?


Si c'est le cas, j'applaudis votre ténacité.

Oui, c'est bien moi qui reviens vous parler après une longue période de silence radio. J'avais de nouveau envie d'évoquer de mes lectures alors au temps le faire. 
Pour autant je repars sur une formule plus courte et moins systématique dans la publication car l'ancienne formule me demandait trop de temps.


Donc, Le pensionnat de Mlle Géraldine de Gail Carriger, série de trois tomes dont deux sont pour l'instant disponibles en français.


Elle s'inscrit dans l'univers du Protectorat de l'ombrelle du même auteur et se déroule une vingtaine d'années avant cette dernière. On suit les aventures de jeunes filles, dont l'héroïne Sophronia, qui apprennent l'art des bonnes manières, de servir le thé, de broder avec élégance, de flirter en respectant les limites de la décence et celui................... d'espionner ses pairs en toute discrétion, d'empoisonner et de soutirer des informations. Le tout, sur un ballon dirigeable qui flotte au dessus du Dartmoor. Au temps vous dire que ça n'est pas tous les jours tranquille, surtout quand l'héroïne est curieuse comme une belette.

Bon, décidément j'adore cette auteur : bien que l'ambiance et le ton soient pétris de sophistication victorienne, ce livre est drôle, sarcastique, dynamique, enjoué, les personnages sont attachants et le tout dans un univers riche et bien construit. L'intrigue se dévoile progressivement et comme tout bon film d'espionnage on n'en voit les tenants et les aboutissant qu'à la toute fin.

Je suis entièrement sous le charme de cette saga et de cet univers qui me laisse avec sourire à chaque fois que je referme un tome.

Bref, cette saga est précieuse comme une tasse en porcelaine et tranchante comme un poignard. J'adore je vous dis.

Et pour la petite anecdote, le Dartmoor c'est ça :



Allez, à la prochaine les loulous, en espérant que ça ne soit pas dans un an et demi !

mercredi 25 avril 2012

L'heure est venue il me semble...

A tout ceux qui me suivent encore (vous ne devez plus être très nombreux maintenant), je vous dois de mettre les choses au clair. 

Vous avez dû le remarquer mais depuis quelques mois les chroniques et moi ça fait deux entités bien séparées. Les raisons ne sont pas très originales, ni très nombreuses, mais ont pour conséquence l'absence de courage de vous parlez de mes lectures. Alors plutôt que de sentir la contrainte implicite de la Pile de Livres en Attente d'être Chroniqués qui s'étoffe de semaine en semaine et celle des chroniques en cours de rédaction mais jamais finies, je préfère prendre officiellement mes distances avec mon blog, les chroniques de livres et la blogosphère en général.

Donc voilà, je décrète officiellement Aily sous la couette, en Pause pour une durée indéterminée.


Cela ne m’empêchera pas de continuer à aller sur mes blogs préférés, à discuter avec les copines, et encore moins de lire. Mais en ce qui concerne les chroniques, les challenges, etc, je dois avouer que l'envie n'est plus là. 

Je me réserve tout de même le droit de poster une chronique de manière totalement impromptue, parce que seul les imbéciles ne changent pas d'avis et que j'aurais très envie de vous faire découvrir un petit bijou. Mais je vous conseille de ne plus vraiment les attendre. En tout cas pas sur les prochaines semaines. Je ne ferme pas ce blog, parce que j'y tiens et que je pense le reprendre un jour, je le met juste au point mort pour pouvoir repasser les vitesses quand j'en aurai de nouveau envie.

Merci en tout cas d'avoir été fidèle jusqu'au bout, d'avoir porté un réel à mes chroniques et d'avoir échangé avec moi sur toutes nos lectures.

Sur ce je vous souhaite à tous une bonne continuation à tous, et à une prochaine !

mardi 13 mars 2012

La trilogie des elfes, l'intégrale, de Jean-Louis Fetjaine

Il y a bien longtemps, avant même Merlin et le roi Arthur, le monde n'était qu'une sombre forêt peuplée d'elfes et de races étranges dont nous avons aujourd'hui perdu jusqu'au souvenir. Dans ces temps anciens, les elfes étaient un peuple puissant et redouté des hommes. Voici le récit de leurs dernières heures, depuis la rencontre du chevalier Uter et de Lliane, la reine des elfes. L'histoire d'une trahison et de la chute de tout un monde, d'un combat désespéré et d'un amour impossible. 





Pour ceux qui suivent un peu mes chroniques, il est assez rare que je n'aime pas un livre, que je n'y trouve pas au moins quelques qualités, ou que je ne concède pas de ne pas être le public visé pour ce livre. Rare mais pas impossible. Et je dois vous prévenir que je ne vais pas être gentille avec cette trilogie.

Tout est de la faute du premier tome, Le Crépuscule des elfes. S'il avait été un tant soit peu différent nul doute que mon ressenti sur cette série n'aurait pas été le même. Et pour mieux vous en parlez voici de quoi ne pas vous gâcher la lecture :

Spoiler alerte : Moyenne (se concentre surtout sur le premier tome)

Comme je le disais, mon ressenti global sur cette trilogie est principalement dû au premier tome. J'étais pourtant partie sans a priori, ouverte à ce mélange surprenant de créatures fantastiques et de légende Arthurienne, prête à partir à l'aventure pour découvrir ce nouvel univers. Déjà, cela commence très mal,car on sait dès les premières pages que ça va mal se finir pour les elfes et les nains. Alors commencer la découverte d'un monde sur une note pessimiste et plutôt déprimante, très peu pour moi. Mais, soit soyons bon joueur et admettons que cela donne une ambiance particulière à la trilogie, en demi-teinte et un peu mélancolique.

Alors passons directement aux gros reproches que je lui fais :

- Le premier tome parle d'objets de puissance
- Le premier tome met en scène une compagnie d'elfes, de nains et d'hommes
- Le premier tome les envoie en quête sur l'ordre d'un Grand Conseil
- Le premier tome parle aussi d'un ennemi Dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom qui vit dans un pays noir, et dont l'armée est formée de gobelins et de monstres tous aussi noirs

Vous le voyez venir le truc ou pas ?

- A un moment, le premier tome fait passer la compagnie dans des souterrains secrets sous les collines et creusés par les nains pour éviter de tomber dans le pays noir
- Dans ses tunnels, ils finissent seuls fassent à une armée de gobelins
- Et ils arrivent à s'en sortir quand un truc s'effondre...
- ... Mais celui qui a fait s'effondrer le truc ne s'en sort pas et les autres doivent continuer sans lui (en plus il possédait une magie puissante).

Mouais...la ressemblance était tellement flagrante que j'ai eu beaucoup de mal à le finir. Si je n'avais pas été dans le train, nul doute que je l'aurai mis en pause ad vitam eternam. Alors je sais que c'était un premier tome pour poser le contexte l'univers et les relations entre les personnages, mais de un, ça fait long pour poser le contexte, et de deux la légende Arthurienne est presque inexistante ... Donc j'étais passablement énervée et déçue à la fin de ce tome un.

Mais voilà, le premier tome finit sur un je-ne-sais-quoi qui donne envie de savoir ce qui se passe après. Et puis j'étais toujours dans le train, alors autant continuer pendant qu'il était a porté de mains, car je n'aime pas abandonner une lecture et je savais qu'une fois posé chez moi, c'était fini pour lui.

Donc bon, j'ai continué... Et j'ai bien fait parce qu'après ça devient vachement mieux... même si on pourrait encore faire quelques parallèles avec Le Seigneur des Anneaux. L'auteur a de très bonnes idées pour mélanger les deux univers et faire coïncider les évènements de la légende Arthurienne, il sait également comment nous compter son histoire sans que l'on devine les évènements, et puis on finit par s'attacher à cette histoire et aux personnages... Donc les deux tomes suivants relèvent nettement le niveau et répondent à la curiosité que j'avais en ouvrant ce livre. 

Deux gros hic cependant : Arthur doit avoir un an quand cette trilogie se finit... L'auteur a mis tous les éléments en place pour que la Légende commence : épée dans la roche, quête du Graal, table ronde, chevaliers, Avalon et tutti quanti, mais le livre s'arrête juste avant que la légende commence. Dommage pour moi et mes envies Arthuriennes. Là j'ai plus eu une lecture Uterienne (du père d'Arthur donc). 
Deuxième gros hic pour moi : l'auteur place clairement son  histoire dans une époque médiévale, et il doit si connaitre vu les détails dont le livre regorge. Il a d'ailleurs dû choisir la version de Chrétien de Troyes comme source, mais pour moi la légende Arthurienne se place autour du Vème siècle. Et c'est d'autant plus dommageable qu'à la lecture du premier tome je pensais être dans une époque pré-médiévale mais que les deuxième et troisième tomes se passent clairement au Moyen-Age (avec des elfes et des nains en plus). Faire un bond de 500 ans alors qu'il a une ellipse juste de quelques mois entre les deux récits c'est assez troublant.

Malgré tout (soit les deux hic, les petits parallèles avec Tolkien, et l'ambiance morose) j'ai passé plutôt un bon moment à la lecture de ces deux tomes. Alors on pourrait penser, avec deux livres sur trois, que la lecture fut plutôt bonne. Mais non, les fautes du premier tome sont tellement impardonnables, qu'au final il me reste un gout assez amer dans la bouche et une impression générale très maussade. En fait j'aurai aimé une trilogie qui commence au tome 2, se prolonge au tome 3 et finit avec un tome 4 racontant la vie d'Arthur. Là j'aurai déjà eu plus de chance d'aimer cette histoire.

Dommage, mais le rendez-vous a été manqué pour moi. Je remercie toutefois Melisende pour cette lecture, qui me l'a offert, et qui m'a donc permis de découvrir ce livre.

dimanche 26 février 2012

CDP WR : Fleurs de Ya-Ya, de Rebecca Wells

Et on est reparties pour un tour ! Cette fois-ci on a choisi un thème plus doux, mais qui a une résonance toute particulière pour les CDP : L'amitié.



Et pour ouvrir le bal j'ai eu le plaisir de lire en deux jours : Fleurs de Ya-Ya de Rebecca Wells.



L’amitié est au centre de ce roman. Qu’est-ce que cela t’a inspiré ? De l’envie ? De la jalousie ? De la curiosité ?

J'aime les histoires d'amitié. C'est quelque chose de très important pour moi  dans  la vie, du coup, j'aime lire des histoires racontant de belles amitiés. Et celle des Ya-Ya qui commence dans leur plus jeune âge et qui transcende les générations m'a profondément touché. De l'envie et de la jalousie ? Non. Car même si ce que je vis est différent de ce qu'elles vivent je m'estime chanceuse d'avoir ce que j'ai et je ne regrette rien. De la curiosité ? Oui car finalement on en sait très peu sur les premières Ya-Ya car je suppose que tout est raconté dans le premier tome de cette série, et j'ai bien envie de découvrir toutes les aventures qu'elles ont vécues ensemble.


Quelle Ya-Ya as-tu préféré ? Et pourquoi ?

Ma préférée est Vivi, surment parce que c'est celle que l'on voit le plus. Mais aussi parce qu'elle est originale, sûr d'elle et pleine de vie, et le peu que j'en ai vu donne envie d'en savoir plus sur elle.


Laquelle, au contraire, t’a moins plu ? S’il y en a une. Et pourquoi ?

Celle qui m'a le moins touché est Tensy car finalement je l'ai presque pas vu du livre et du coup je ne la connais pas.


Quelle est pour toi la plus belle qualité de ce roman ? Et son principal défaut ?

Sa plus belle qualité est de nous présenter des personnages attachants et les relations qui les lient les uns aux autres. Il revient aussi sur différents moments de vie des Ya-ya qui nous permet de comprendre le petit monde dans lequel elles vivent et comment elles évoluent. 

Son principal défaut est son goût de trop peu. Il nous présente une galerie de personnages très intéressants et on a à peine le temps de s'attacher à ce personnage que l'on change d'époque et de protagoniste. Ils mériteraient tous qu'on s'attarde sur eux, que le prenne le temps de les voir évoluer.


Si tu devais décrire ce livre en trois mots qui le représentent parfaitement, lesquels citerais-tu ?

Ca ça n'est pas facile comme question... Le premier serait Épicurisme dans son sens premier, à savoir profiter des moments présents et les accepter dans la joie. Le deuxième serait Amour car il circule entre tous les personnages, entre les Ya-Ya, les petites Ya-Ya et les Très petites Ya-Ya. Et le dernier serait Acceptation, de soi et des autres pour ce qu'ils sont et non ce qu'il faudrait qu'ils soient.


Au moins 2 CDP avaient été séduites par cette histoire, comprends-tu leur engouement ? Les rejoins-tu dans leur avis ?

Totalement ! Je les rejoins à 100%, d'ailleurs les deux autres CDP devraient le rajouter illico presto sur leur Wish-List !


A qui le recommenderais-tu ? Penses-tu qu’il puisse plaire à tout type de lecteurs ?

Ce livre véhicule des images très fortes, et très belles que je conseillerais à tous de découvrir. Pourtant je pense qu'il faut avoir un certain recul et une certaine maturité pour les apprécier à leur juste valeur. Alors,  même si je pense le recommander à la plupart des gens, je pense que je serais plus prudente dans mes recommandations avec les plus jeunes, pour être sûre qu'ils puissent l'apprécier.


Aurais-tu envie de lire l’autre roman des Ya-Ya, Les divins secrets des petites Ya-Ya ?

Absolument ! Il va falloir que je me le procure assez vite, car comme je le disais plus haut : il a un goût de trop peu !


Un passage qui t’as marqué et qui illustre leur amitié ?

Non pas vraiment, car c'est tout le livre qui est une ode à l'amitié. Si je m'écoutais c'est tout le livre que j'écrirais.


Un extrait que tu voudrais partager ?

Dans les premières pages du livre il y a un passage qui reflète bien l'atmosphère du livre:

"Ya-Ya nous avons grandi, Ya-Ya nous avons élevés nos gosses - les Petites Ya-Ya - et accueilli nos petits enfants, les Très Petites, dans ce monde doux et dingue. Nous nous sommes entraidées dans les pires moments de nos existences. A une exception près toutefois : nous n'avons pas encore enterré nos maris. En fait, Caro a bien tenté d'occire Blaine quand elle a découvert qu'il était pédé, mais finalement elle a changé d'avis : son petit ami était trop marrant et Blaine trop bon cuisinier."

Et voilà pour moi, suite au prochain numéro avec Fée qui lira Trois amies pour la vie ! A la prochaine !

mardi 31 janvier 2012

Comment sauver un vampire amoureux, de Beth Fantaskey

Le jour où Jessica Packwood a découvert qu'elle appartenait à une famille de vampires, sa vie a changé à jamais. A présent mariée au prince Lucius Vladescu, elle doit s'imposer en tant que souveraine face à une famille de vampires aux dents longues qui ne demandent qu'à l'écarter du trône.
Quand un des Anciens est retrouvé assassiné avec le pieu de Lucius, tout accuse le prince-vampire. Emprisonné dans le château, affaibli par le manque de sang, il dépérit peu à peu, laissant Jessica seule face à son destin. Bien décidée à sauver son mari, elle demande l'aide de ses seuls alliés : sa meilleure amie Mindy et Raniero, le cousin de Lucius. Mais a-t-elle raison de leur accorder sa confiance ? Quels secrets cachent-ils ?

Spoiler alert : Un peu mais pas trop

Voilà un livre que j'avais hâte de lire. Bien que pas révolutionnaire, j'avais bien accroché au premier tome. Le deuxième se passant en Translyvanie au sein d'un nid de scorpions, j'avais hâte de voir nos personnages principaux  maîtres de leur royaume. Surtout que la fin du premier tome laissait présager que Jess saurait prendre les rênes et mener sa calèche. Et puis Lucius, quoi. Il est jeune mais plein de potentiel en tant que mâle craquant.

De quelle hauteur je suis tombée ! L'héroïne est molle et incapable de faire quoi que ce soit jusqu'à dernier tiers du roman. Ce qui est beaucoup trop long à mon goût. Et même quand elle prend le taureau par les cornes, elle ne m'a convaincue qu'à la résolution du complot. Lucius est malheureusement hors course donc peu présent, à mon plus grand regret. Notre couple princier est donc bien décevant.

Heureusement des petits nouveaux viennent sauver la donne: Mindy et Ronnie. Leur histoire est un peu parachutée au début, mais à eux deux ils apportent fraîcheur, mystère, romance, humour, passion et un soupçon de tristesse qui rend leur histoire touchante. Franchement, on finit ce livre uniquement grâce à eux.

Au sujet de l'histoire, malheureusement les ficelles utilisées sont tellement grosses qu'on les repère (et devine toute l'intrigue) au moment même où les personnages font leur entrée dans le roman. Pourtant avec un  tel univers et un tel début, l'auteur avait de quoi nous surprendre par son intrigue. Mais non apparemment...

Bref, le couple secondaire sauve ce roman de son intrigue faible et de ces personnages principaux décevants.Enfin sauve... disons qu'il permet de le finir. Dommage, dommage. Ou peut être suis-je simplement trop vieille pour apprécier cette lecture. Mais je continue de penser que les éléments étaient là pour faire un bon roman et une bonne intrigue. Enfin sauf pour Jess qui mérite d'être secouée...

J'ai lu ce livre en même temps que Choukette et Petitlips. Vous pouvez donc aller faire un tour chez elles pour les voir aussi peu convaincues que moi.

mercredi 18 janvier 2012

Le Dernier Hiver, de Jean-Luc Marcastel


Un ciel de sang.
De la neige à perte de vue.
Et une forêt de pins. Des pins qui dévorent tout.

Demain, l'Hiver engloutira le monde.

Johan refuse de s'agenouiller devant le sort.
Par amour, il décide de retrouver celle qu'il aime.
Par amour, son frère Théo, va lui ouvrir la voie.
Par amour, ses amis laissent tout derrière eux pour l'accompagner.

Pour cela, ils devront pénétrer jusqu'au coeur des ténèbres...
Au coeur de leurs propres ténèbres.



Je dois dire que j'ai un sentiment étrange par rapport à cette lecture. J'en ai adoré certains côtés mais je suis beaucoup plus réservée sur d'autres.

Commençons par les points positifs alors : je dois dire que j'ai été conquise par les personnages. Nos jeunes héros ont leur personnalité propre, qui se complètent toutes et se rassemblent pour former une petite bande soudée. Bien qu'ils appartiennent tous à un stéréotype j'ai trouvé qu'il arrivaient à s'en détacher et à me toucher à leur propre manière. Que ce soit Johan le mystérieux, Fanie la battante, Théo le héros ou Kahlid le rigolo, leur personnalité va au-delà de ça et ont leurs lâchetés et leurs faiblesses. Ils ont réussi à me faire sourire et pleurer en me transmettant leur diverses émotions. J'attendais d'ailleurs avec impatience les histoires du grand-père de Kahlid ! Après tout moi aussi j'ai des babouches !
Par contre, ce qui m'a vraiment fait aimé ces personnages est la tristesse qu'ils dégagent à différents moments de l'histoire. J'ai trouvé leur douleur prenante et mon petit coeur d’artichaut compatissait pour eux. Les palmes d'or reviennent à Fanie et Théo qui m'ont fait versé quelques larmes à certains moments clés du livre. Certains lecteurs diront que c'est un peu exagéré mais je suis une vraie éponge pour ce genre de chose.

J'ai également beaucoup aimé le style. Bien qu'il soit fluide et s'adresse à des adolescents, il est assez recherché, sans être lourd, et sert à poser une ambiance riche. La légèreté n'est ici pas de mise et ça se sent non seulement dans l'histoire mais aussi par le style.

L'histoire me pose par contre beaucoup plus de problème. Il a clairement deux parties dans ce livre, avec deux ambiances et deux buts différents. La première est très noire et angoissante. Or je ne lis pas pour avoir peur ni être angoissée, et bien que très bien écrite et retranscrite, je dois dire que je n'ai pas particulièrement apprécié. Le livre aurait continué sur le même ton, j'aurai probablement eu du mal à le finir. Mais à un certain moment, l'histoire prend un tournant et s'attache à plus à la psychologie humaine et aux relations entre les personnages. Ce qui correspond nettement plus à mes goûts littéraires. Sauf que j'ai trouvé ça cousu de fil blanc et beaucoup trop facile. En soi ça aurait plus me plaire, et j'ai d'ailleurs été touchée par quelques scènes, mais le problème est que l'ensemble donne un arrière-goût de simplicité. On dirait que l'auteur va à l'attendu et au superficiel alors qu'il sait avoir les éléments pour creuser beaucoup plus la question.

En conclusion, une lecture en demi-teinte. Emballée par les personnages et leurs sentiments,  j'ai été refroidi par la première partie inquiétante et par les raccourcis de la deuxième partie.

Ce livre a été lu en commun avec les copines Hécléa, Mallou, Fée Bourbonnaise et Choukette, et j'ai bien peur d'être l'avis le plus positif du groupe, ainsi que le vilain petit canard, car elles préfèrent la première partie.

samedi 10 décembre 2011

CDP Wild Reading : La communauté du Sud de Harper Harris

Et c'est repartie pour une nouvelle session de notre rendez-vous entre copines. Cette fois-ci le thème était "A baffer", et les copines m'ont choisit le premier tome de La communauté du sud ! Une petite nouveauté vient pimenter cette session : Choukette, fraîchement intronisée CDP, nous rejoins dans l'aventure. Vous pourrez donc retrouver sa lecture après celle de Mallou.



Cela étant fait, voici les questions-réponses :

Attention Spoilers INSIDE (vous voilà prévenu)

1. Qu’as tu pensé de l’intrigue ? Des personnages ? Du “True Blood” ?


Hum ayant déjà vu les deux premières saisons de la série, je n'ai guère été surprise par l'intrigue. Je savais qui était le tueur et je connaissais à peu près toutes les péripéties du livre. J'ai été d'ailleurs surprise que l'adaptation du livre soit aussi fidèle à ce dernier. Pas vraiment d'étonnement non plus au niveau des personnages, même si j'aurai préféré voir Lafayette plus souvent. Il apporte une dose d'humour non négligeable dans la série et c'est bien dommage qu'il ne soit pas exploité dans le livre.

2. Selon toi, quel est le pire défaut de Sookie ? Sa meilleure qualité ? 


Ça c'est dur comme question... son défaut le plus insupportable est d'être une vraie girouette. Par exemple, elle pleure la mort de sa grand-mère pendant une page, puis après l'enterrement décide de vivre dans sa chambre. Et puis de temps en temps elle se souvient qu'elle est censée être triste....
Sa meilleure qualité ? Euh.... hum....euh.... attendez je réfléchis....elle n'a pas froid aux yeux ? Mouais on va dire ça... elle n'a pas peur de dire ce qu'elle pense et d'envoyer bouler qui elle veut alors que ça frise souvent l'inconscience... 


3. Alors Bill, Eric, MPs or not MPs ? 



Bill aurait pu être un MP... si je n'avais pas vu la tête de l'acteur avant. Comme tue-l'amour y a pas mieux. Quand à Eric, on ne le voit pas assez dans ce tome pour inspirer quoi que ce soit. Donc not MPs pour moi.

4. Tu avais vu la série avant de lire le livre, est-ce que ça t’a desservi ou au contraire est-ce que ça t’a motivé ?



On va dire que ça m'a desservie vu que je connaissais toute l'intrigue. Mais comme je lisais ce livre plus pour ces personnages que pour l'intrigue, ça n'est pas très grave finalement.

5. A choisir entre les livres et la série, tu prends quoi ?



Je peux dire ni l'un ni l'autre ? Bon si je devais vraiment choisir, je prends la série pour avoir les personnages de Tara et Lafayette....

6. Si tu devais donner un conseil à Sookie, ce serait quoi ?



Un seul ? Dur comme choix.... "Arrête de bronzer et va lire un livre, tu apprendras peut être quelque chose."

7. Tu vas lire le tome 2 ?



Ah, désolé, faut que j'aille jouer de la cornemuse en Ecosse...

8. A qui conseillerais-tu et déconseillerais-tu ce livre ?


Euh... je le conseillerais à ma petite soeur pour qu'elle apprenne les choses de la vie, mais je le déconseillerais à mon chat qui risque de mal se comporter après l'avoir lu.

Comment ça,je n'ai ni soeur ni chat... ah bah tant pis alors...


9. As-tu eu envie de baffer Sookie au final ? Pourquoi ?


Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! Parce que cette fille a un petit pois dans la tête, elle nous rabâche tout le temps qu'elle est vierge (la première moitié du livre) mais ne pense qu'au sexe, elle investit les quartiers de sa grand-mère deux jours après sa mort et balance la moitié de ses affaires, s'amuse au chaud-froid avec Bill une fois qu'ils sont ensemble (et on sait que le chaud froid n'est pas une technique qui fonctionne) et parce qu'au final elle est assez insupportable.

Voilà c'est fini pour moi, mais vous retrouvez Fée Bourbonnaise dans 15 jours avec Sarah Dearly !

mercredi 7 décembre 2011

Manabé Shima, de Florent Chavouet

Le week end dernier je suis allée au salon du livre Jeunesse de Montreuil. N'ayant pas de but vraiment précis, j'avais décidé de flâner ça et là pour découvrir tranquillement les étals des maison d'édition. Et c'est comme ça que je suis tombée sur des petites merveilles que je pensais me procurer depuis longtemps mais que je ne pensais pas trouver dans ce salon. Vous pouvez donc imaginer dans quel état d’excitation j'étais quand je tombais sur une de ces petites merveilles ! Le carnet de voyage de Florent Chavouet sur l'île de Manabé  Shima a fait parti de ces bonnes surprises. 



Manabé Shima est un curieux mélange entre carnet de croquis et récit des deux mois passés sur une île de pécheur. C'est drôle, c'est beau, c'est culturellement très intéressant et c'est génial à lire ! J'ai été envoûtée par la simplicité et la beauté des dessins, par l'humour très caustique de l'auteur et finalement par cette petite île perdue dans la mer intérieure où on sent qu'il fait bon vivre. Là-bas la vie ne doit pas être facile tous les jours, mais vu la chaleur des habitants ça ne doit pas être trop mal non plus.

 Que dire de plus ? Ce livre se dévore en quelques heures, on rit, on sourit, on découvre des personnes, des habitudes et des modes de vie. Florent Chavouet nous fait découvrir cette petite île et ce petit monde et nous donne envie d'aller à leur rencontre. 


Ce livre s'accompagne d'une carte de la ville de Honmura entièrement dessinée à la main (que je n'ai pas encore fini d'explorer). Cette carte est superbe et se détache du livre pour pouvoir mieux la contempler, sauf que le karma avait décidé de me punir en fixant la carte à l'envers sur mon livre. Du coup j'ai dû décoller la colle à la rainure du livre pour pouvoir extraire la carte. Avec moult patience je suis arrivée à mes fins, sans trop abîmer ni la carte, ni le livre.  

Et pourquoi dis-je que le karma m'a punie ? C'est simple, quand je me suis aperçue que Florent Chavouet était en dédicace au salon, certes pour un autre livre, mais qu'il dédicaçait aussi Manabé Shima, je me suis empressée de trouver les éditions Piquier pour me procurer un exemplaire et me le faire dédicacer. Ce n'est qu'en rentrant j'ai moi, que j'ai vu que l'auteur avait demandé de NE PAS venir faire dédicacer ces carnets de voyages pendant sa dédicace du samedi. Je me suis sentie alors toute piteuse ... et j'ai compris que le karma avait décidé de me punir avec cette histoire de carte. Je présente donc toutes mes excuses à l'auteur et je promet de ne pas le refaire.

En conclusion, Manabé Shima, c'est bon, c'est beau et c'est fun ! What else ?

PS : étant tellement séduite par les dessins, je me suis fait un pitit fond d'écran avec différentes images.... Je vous le met si jamais ça vous intéresse, mais toutes les images sont à lui et rien n'est à moi !


mercredi 23 novembre 2011

Les mystères de Pompéï, de Cristina Rodríguez

En l'an 31, l'empereur Tibère, désabusé et las des intrigues de Rome, se retire à Capri. Une fin de règne délétère commence, sur laquelle plane l'ombre du terrible Séjan, préfet du prétoire, à qui l'empereur a confié le pouvoir, et dont l'ambition est sans limites ... Personne n'ose s'opposer à ses hommes de main. Personne? C'est oublier Kaeso, jeune centurion du corps des prétoriens impériaux, une tête brûlée, qui a le courage de s'insurger. Expédié à Pompéi comme chef de la police, il y découvre un climat de tourmente et plonge dans l'œil du cyclone. Devant l'urgence, Kaeso se lance à corps perdu dans une enquête serrée et tente de déjouer un complot qui pourrait bien viser l'héritier du trône, un certain Caligula. Le jeune homme a heureusement de précieux alliés : Io, son fidèle léopard ; les gardes germaniques - ses frères d'armes; Hildr, sa mère, guérisseuse le jour et magicienne la nuit ; et enfin sa propre cousine, la ravissante Concordia, très bien informée des secrets de la Cour... Le prétorien en aura bien besoin. Découvrir l'Antiquité romaine avec Cristina Rodriguez, c'est être au plus près de la vie et de la tourmente grâce à un héros qui n'a pas froid aux yeux : l'irrésistible centurion Kaeso.

Après avoir entendu beaucoup de bien de cette série, et notamment par une certaine Blogueuse, j'ai décidé de me lancer dans l'aventure historique que nous a écrit Cristina Rodríguez, que je connaissais par ailleurs par d'autres types de romans. Et pour bien faire les choses, j'ai entamé cette série par le premier roman (j'ai entendu dire qu'en général c'est mieux de lire une série dans l'ordre).

On plonge ici au coeur de la Rome antique sous Tibère, soit environ vers 30 après Jésus Christ, et en particulier au coeur de Pompéï, un ville établie sous l'hospice d'un volcan. Pompéï est une petite ville de province, qui fait pâle figure à côté de Rome la Grande et autant dire que ce n'est pas où Kaeso, notre héros, espérait atterrir après plus de vingt ans de carrière. Ce n'est donc pas dans une très bonne disposition que le prétorien arrive à Pompéï. Disposition qui empire quand il voit l'état dans lequel est la garnison. On lui assure pourtant que Pompéï est une ville tranquille... mais ce n'est pas ce qu'indiquent les évènements qui suivent son arrivée.

On voit que l'auteur maîtrise son sujet : la ville, l'ambiance, les coutumes et tout ce qui faisait  la vie des romains à cette époque est parfaitement décrit. Au point que l'on parfois dérouté par tels détails dont on ne connait pas la signification. Mais point d'affolement, l'auteur a tout prévu : il existe un petit lexique à la fin du livre pour nous expliquer certains termes utilisés dans le roman. Sauf que les lexiques et moi, on est pas copains. Je refuse d'interrompre ma lecture pour aller voir la signification d'un mot, je préfère faire travailler mes méninges pour comprendre de quoi il s'agit. C'est un choix très personnel, donc, heureusement pour les lecteurs qui ont besoin de toutes les définitions, le lexique est là.

On s'immerge donc au coeur de la vie quotidienne mais aussi de l'histoire avec un grand H, car Caligula je connais. Enfin j'en ai déjà entendu parlé, mais sans jamais aller plus loin. Ça tombe bien, l'auteur prend le temps de nous expliquer toutes les intrigues politiques du moment, ainsi que la dynastie des César pour que l'on ne se sente point perdu. Et moi, j'aime apprendre en m'amusant. 

On rencontre toute un galerie de personnages allant de l'esclave à l'héritier du trône en passant par le guerrier barbare et la prêtresse égyptienne. Certains sont plus marquants que d'autres : nous avons tout d'abord notre héros et son caractère tout militaire (que vous pouvez voir à côté), sa panthère Io qui lui donne une touche d'exotisme, son ami Caligula qui ajoute un peu de joie de vivre, sa cousine Concordia qui tient le rôle de sa mouche du coche personnelle, ainsi que tout un tas de personnages un peu plus secondaires comme Marcus, Ludius, ou encore la mère de Kaeso Hildr. 

Avec tout ça l'auteur arrive à rendre son récit dynamique, qui ne perd jamais son rythme malgré toutes les informations qu'elle nous transmet. Elle arrive à mêler à la fois la présentations de ses personnages et de son univers, et son enquête au coeur de la ville de Pompéï.

En conclusion, un très bon livre à la fois d'un point de vu historique que romanesque. On embarque tout de suite dans cette ville à la chaleur étouffante et on suit avec délice les aventures de notre jeune soldat. Et même qu'à la fin, on en redemande !

Si vous voulez plus de renseignement, la page de la série est par là !

lundi 21 novembre 2011

Eon et le douzième dragon, d'Alison Goodman

Au coeur d'une Chine impériale mythique, Eon s’entraîne avec d'autres jeunes garçons pour être choisi comme apprenti par l'un des douze dragons qui protègent le pays. Dans ce monde de fausses identités et d'alliances incertaines, mais aussi d'amitiés loyales, parviendra-t-il à préserver son dangereux secret ?

Une histoire comme ça, moi j'approuve à 200% et j'embarque tout de suite. Dès le début ce livre nous emmène dans une Chine mystérieuse et mystique où l'on plonge directement au coeur du combat d'Eon pour préserver son secret. Malgré l’enchaînement des évènements, l'auteur introduit son univers au fur et à mesure pour que l'on puisse comprendre les enjeux sous-jacents et les codes qui régissent cet univers qui n'est pas familier. Très vite, on s'attache à notre héros et on vit à ses côtés ses aventures. 

Bien que certaines ficelles soient évidentes, jusqu'au bout l'auteur arrive à nous surprendre et nous fait tourner les pages. Bien que certains personnages soient classiques, d'autres arrivent à nous étonner par leur caractère. Mais il ne faut pas oublier que Eon évolue dans une cours impériale, on se demande donc constamment quels sont les vrais visages des personnages.

Ce roman m'a enchanté et m'a fait voyagé dans le temps et l'espace. On est ici confronté directement à la culture asiatique, et si elle peut en dérouter certains, ce ne fût pas le cas pour moi car cela a été un réel plaisir de visiter cette Chine fantastique. L'action rythmée et bien menée m'a tenu en haleine pendant tout le livre malgré les pressentiments que j'ai pu avoir quand à l'évolution de la situation.

Au final, cette saga jeunesse est pour moi une très belle découverte et c'est avec joie que je me procurerais la suite. On y trouve un univers fascinant, des personnages intéressants et attachants, et une intrigue très bien menée. Une fois le livre fermé, une seule question m'est venue à l'esprit: que va devenir notre personnage principal ?

lundi 7 novembre 2011

Résultat !

Le choipeaux a parlé ! Non il ne m'envoie pas à Serdaigle mais il a désigné la gagnante de mon concours anniversaire.


Sans plus tarder, voici le résultat! Et la gagnante est :


Heclea


Tu recevras donc un colis préparé par mes soins dans les prochains jours ! Bravo à toi et à la prochaine !

mercredi 2 novembre 2011

Two years old !


Aujourd'hui est un jour très spécial : mon blog fête ces deux ans ! Oui, moi aussi, je suis surprise. Il s'en ait passé des choses en deux ans. Aily sous la couette a eu des hauts et des bas, j'ai plus ou moins tenu mes challenges, j'ai relevé quelques défis, eu de bonnes et mauvaises surprises avec certains livres, effectués des partenariats avec des maisons d'éditions et toujours parlé de mes lectures du mieux que je le pouvais en vous donnant mon avis le plus fidèlement possible. 

Mais tout ça vous est un peu égal il faut le dire ! Alors, parce que vous me suivez depuis un moment, même quand je n'écris pas pendant plusieurs mois, je vous réserve un petit colis surprise à ma façon pour cet anniversaire ! Pour ce faire, je vous ai préparé un petit jeu où il faut retrouver certains personnages littéraires, autour d'un thème que j'affectionne beaucoup : 
Les Loup-garous 

Comme ce thème ne parle pas forcément à tout le monde, chaque participant à le droit à une erreur.

Et voilà donc les descriptions :

1) Dans ma jeunesse, j'ai été à l'origine de la réputation hantée d'une cabane en mauvaise état et participé, avec mes trois compères, à la création d'une carte très particulière d'un château qui l'est encore plus. Ma carrière de professeur étant écourtée malgré mes bons résultats avec les élèves, j'ai fini par rejoindre un club très sélect'. 

2) Voisin d'une garagiste indisciplinée, je suis à la fois chef de meute et un père divorcé. Je possède ma propre société de surveillance, ainsi qu'une maison gigantesque servant de quartier général. Pris dans un triangle amoureux pendant un moment, je ne baisse pas les bras pour obtenir celle dont je suis amoureux. 

3) Écossai de naissance j'ai atteint les plus hauts sommets de l'aristocratie anglaise par la force des bras. Je dirige un bureau d'investigation à Londres employant humains et créatures surnaturelles, je suis célèbre dans les salons pour mes échanges avec une vieille fille à la langue acérée. Elle est d'ailleurs la seule personne digne de mon intérêt dans ces soirées. 

4) Cowboy solitaire pendant des années, j'ai enfin trouvé un alpha qui m'accepte tel que je suis grâce à une change-forme aux origines indiennes. Ma préférence sexuelle ne m'attire pas la sympathie des membres de ma meute mais j'ai trouvé néanmoins un compagnon de valeur sous les traits d'un avocat humain. 

Et si vous ne connaissez pas les réponses, je vous propose à la place de vous laisser parler.   Répondez à la question suivante pour participer quand même :

5) quelles sont vos créatures surnaturelles préférées ? et pourquoi les aimez vous ?

Voilà vous avez jusqu'au Dimanche 7 novembre à 18h pour tenter votre chance ^^ Il vous suffit d'envoyer un mail avec vos réponses à l'adresse email en haut à gauche, en n'oubliant pas d'être poli un minimum. Le gagnant sera désigné par tirage au sort.

vendredi 28 octobre 2011

Charmed Life, de Diana Wynne Jones

"There's one absolute rule," said Chresomanci. "No witchraft of any kind is to be practised by children without supervision. Is that understood ?" No Witchcraft ? Gwendolen Chant - a gifted witch in the making - has other ideas and is determined to get better of the great enchanter. His brother Cat, who has no magical gift, is powerless to stop her.

C'est toujours avec un certain régale que j'ouvre un nouveau livre de Diana Wynne Jones. Surtout que j'avais beaucoup entendu parler de cette série sans vraiment savoir de quoi il s'agissait.

Encore une fois, l'auteur m'a transportée, m'a fait voyager et m'a emmenée très loin de chez moi. Encore une fois, quand on croit que l'intrigue est posée elle introduit un nouvel élément et la révolutionne complètement. Encore une fois, on s'attache au personnage principal, aux personnages secondaires et on a envie de vivre les aventures à leur côté. Encore une fois la magie a opéré et j'ai été charmé par cette histoire.

On suit donc l'histoire de Cat et sa soeur qui sont recueillis par un grand magicien peu après être devenu orphelins. Gwen est une sale gosse. Faut dire ce qui est, elle mérite des claques, voire une bonne fessée ! Cat, quand à lui, est un petit garçon plutôt sympathique mais un peu trop timide et influencé par sa soeur. Même s'il désapprouve ses actions il n'arrive pas encore à s'affirmer suffisamment pour prendre les choses en mains et régler la situation. Mais il est quand même un petit bonhomme attachant, un peu coincé certes, mais attachant. Quant à Chrestomancie, il est enigmatique, flegmatique mais presque sympathique. Difficile de statuer sur ce personnage qui laisse assez peu savoir ce qu'il pense réellement. 

Au niveau de l'histoire, on pense savoir où on va jusqu'à la moitié du livre et là hop, il y a un truc qui change toute l'intrigue. L'auteur nous embarque alors dans son monde encore plus délirant jusqu'à la fin du livre et nous donne envie d'un reviens-en. Encore une fois je déplore un goût de trop peu chez DWJ. Car c'est là son plus gros défaut : faire des livres trop courts. Il y a bien une suite mais elle ne reprend pas là où l'on s'est arrêté. C'est frustrant quoi...on veut savoir ce qu'il arrive après!

Quand au style je n'ai rien à dire dessus : c'est magnifique, merveilleux et il nous emmène loin, très loin sans jamais nous lâcher.

La suite est dans ma PAL et rien que de savoir ça je me sens déjà mieux ! Diana Wynne Jones, what else ?

jeudi 27 octobre 2011

Percy Jackson, tome 3 : Le sort du titan, de Rick Riordan

Les monstres sont toujours décidés à tuer les demi-dieux. Percy et ses amis Annabeth, Grover et Thalia se retrouvent face à un horrible manticore. Ils n'ont la vie sauve que grâce à l'intervention de la déesse Artémis et de ses Chasseresses. Mais, lorsque Annabeth puis Artémis disparaissent, une nouvelle quête semée d'embûches s'annonce : Percy devra plus que jamais se méfier des manipulations et des pièges de Cronos, le. Seigneur des Titans.

J'ai refermé le deuxième tome en ayant une grosse frayeur : que l'auteur nous rejoue tous les mythes grecques avec les même solutions. Crainte qui ne s'est pas justifiée dans ce tome là. Certes nos héros rencontrent quelques grands mythes ça et là mais,contrairement au tome précédent, j'ai n'ai pas eu l'impression de relire L'Odyssée version 2010.

Le schéma commence à être par contre un peu répétitif (une quête, des monstres, des combats, et l'intrigue principale qui avance) heureusement que de nouveaux personnages apparaissent et de nouvelles situations se dénouent, pour qu'on ait pas l'impression de s'ennuyer. Et puis je me dis qu'à deux livres du grand dénouement, peut être que ce schéma va tendre à disparaître.

Ca reste cependant très agréable à lire et très divertissant. Je dois quand même avouer que Thalia m'a tapé sur les nerfs une grande partie du livre, à jouer sa mademoiselle je sais tout et je suis le chef. Elle n'est vraiment pas mon personnage préféré!

Quand au Grand Mystère, il avance, il avance, et j'ai bien hâte d'arriver au tome 5 pour enfin avoir le résultat de l'énigme.

Voilà donc un tome 3 que je trouve mieux que le tome précédant, et je compte bien lire la suite pour connaître la solution du Grand Mystère...